Le quart d’heure en un coup d’œil
| Minutes | Ce que vous faites |
|---|---|
| 0 – 3 | Installer une table près d’une fenêtre, poser le fond, essuyer l’objectif du téléphone. |
| 3 – 11 | Photographier huit produits, une minute environ chacun, depuis le même endroit. |
| 11 – 15 | Choisir la meilleure photo de chaque produit, puis redresser, recadrer et ajuster la luminosité. |
Huit produits, c’est une bonne première série. Une fois l’installation en place, la suivante va encore plus vite. Et essuyer l’objectif n’est pas une plaisanterie : un téléphone qui vit dans la poche du tablier, entre farine et terreau, donne des photos voilées.
La lumière : une fenêtre, pas de flash
La lumière compte plus que le téléphone. La meilleure pour vos produits, c’est la lumière du jour qui vient d’une fenêtre, sur le côté, par temps clair mais sans soleil direct. Elle est douce, elle révèle les textures (la croûte d’un pain, le brillant d’un glaçage, les pétales d’une pivoine) et elle ne coûte rien.
- Éteignez le flash et les plafonniers. Mélanger lumière du jour et ampoules chaudes donne des zones orangées et bleutées difficiles à corriger.
- Placez le produit de profil par rapport à la fenêtre, à une longueur de bras environ. La lumière dans votre dos aplatit tout ; la lumière derrière le produit en fait une silhouette.
- Utilisez un carton blanc comme réflecteur, du côté opposé à la fenêtre, pour adoucir les ombres. Une feuille A3 ou une plaque de carton plume font l’affaire.
- Si le soleil entre directement, tendez un voilage blanc ou une feuille de papier cuisson devant la fenêtre.
- Photographiez toujours à la même heure. Le milieu de matinée est fiable, et vos photos se ressembleront.
Le fond et les accessoires
Un fond uni garde l’attention sur le produit et donne de la cohérence à votre gamme. Choisissez-en un et tenez-vous-y :
- Un carton blanc ou gris clair, courbé derrière le produit pour qu’aucune ligne ne se voie. Net, et il va avec presque tout.
- Une planche en bois ou un marbre pour l’alimentaire. Plus chaleureux, toujours sobre. Gardez la même planche pour toutes les photos.
- Un mur uni pour les produits hauts comme les bouquets, photographiés à hauteur d’yeux.
Les accessoires sont facultatifs. Si vous en utilisez, peu et pertinents : une serviette en lin sous une tarte, un brin de romarin à côté d’un fromage, un couteau à pain près d’une miche. Rien que le client puisse prendre pour une partie de ce qu’il achète.
Vins, bières et spiritueux. Montrez la bouteille, l’étiquette et le carton. En France, la loi Évin limite la publicité pour l’alcool à des informations objectives sur le produit : laissez de côté les scènes de dégustation et les mises en scène d’ambiance. Notre guide pour vendre du vin en ligne détaille les règles.
Trois angles qui marchent
La plupart des produits se montrent bien sous l’un de ces trois angles. Choisissez celui qui montre ce qui intéresse le client :
- De face, à hauteur d’yeux, pour tout ce qui a une face avant : bouteilles, bocaux, coffrets, bouquets, gâteaux hauts. Tenez le téléphone bien droit pour que les bords d’une bouteille restent verticaux.
- À 45 degrés pour la plupart des produits alimentaires : une tarte, un pain, un fromage, une boîte de chocolats. On voit le dessus et le côté, comme le client voit la vitrine.
- Vu du dessus pour ce qui est plat ou en assortiment : un plateau, une boîte de bonbons de chocolat ouverte, un panier de légumes, un service d’assiettes.
Ajoutez ensuite un gros plan quand la texture fait vendre : la mie d’un pain au levain, le cœur d’un fromage, l’émail d’un bol. Les clients aiment voir ce qu’ils vont goûter ou toucher.
Quelques conseils par métier :
- Boulangerie : posez un pain entamé à côté d’un pain entier, et photographiez les viennoiseries dans la quantité vendue (six croissants, pas un seul).
- Fromagerie et charcuterie : coupez une part pour montrer la pâte, en gardant visible la croûte ou l’étiquette de la pièce entière.
- Fleurs : photographiez les bouquets à hauteur d’yeux devant un mur uni, dans un vase simple ou dans l’emballage que reçoit le client.
- Vin et bière : étiquette centrée et droite. Pour éviter le reflet de la fenêtre sur le verre, tournez légèrement la bouteille ou placez un carton noir juste hors du cadre.
- Paniers de la ferme : vus du dessus, avec chaque produit visible, pour que le client voie ce que contient un « petit » et un « grand » panier.
Remplissez le cadre sans couper le produit, et laissez un peu d’espace autour pour pouvoir recadrer au carré. Utilisez l’objectif standard (1×) ou le 2× plutôt que l’ultra grand-angle, qui déforme les objets de près. Touchez l’écran sur le produit pour faire la mise au point, et restez immobile : calez le téléphone contre un verre, ou utilisez un petit trépied.
Une gamme cohérente
Une boutique où toutes les photos ont la même lumière, le même fond et le même cadrage paraît plus professionnelle qu’une boutique avec quelques photos superbes et beaucoup de moyennes. Pour rester cohérent :
- Marquez l’emplacement. Un morceau de ruban de masquage sur la table pour le produit, un autre pour le trépied ou votre coude.
- Même type de produit, même angle : toutes les bouteilles de face, tous les gâteaux à 45 degrés.
- Gardez la même distance, pour qu’un petit pot ne paraisse pas aussi grand qu’un gros. Un objet familier sur certaines photos (une main, un couteau, un bocal) aide à juger de la taille.
- Photographiez toute la gamme en une séance quand c’est possible, et notez l’installation pour que les produits de la saison suivante soient assortis.
- Montrez ce que le client reçoit. Si un bouquet existe en trois tailles, photographiez les trois côte à côte, ou précisez quelle taille est présentée.
Retoucher en deux minutes
L’éditeur intégré à votre téléphone suffit. Pour chaque photo :
- Redressez, pour que le bord de la table et les côtés des bouteilles soient droits.
- Recadrez au carré (1:1) ou en portrait 4:5, le produit au centre avec un peu d’air autour.
- Ajustez la luminosité si la photo paraît grise. Le blanc doit être blanc.
- Corrigez la température si la photo tire vers le bleu ou l’orange.
Oubliez les filtres et la saturation poussée : le produit en photo doit ressembler au produit en vitrine. Un client qui reçoit le gâteau qu’il a vu est ravi ; celui qui en reçoit une version plus terne l’est beaucoup moins.
Formats et envoi des fichiers
Les photos d’un smartphone récent sont assez grandes pour n’importe quelle boutique en ligne, en général 12 mégapixels ou plus. Quelques points pratiques :
- Le carré ou le portrait 4:5 fonctionnent le mieux dans une grille de produits. Les photos en paysage sont recadrées.
- Au moins 1 200 pixels sur le petit côté pour rester net sur grand écran ; 2 000 pixels, c’est largement suffisant.
- Le JPEG est le format le plus sûr. Les iPhone enregistrent par défaut en HEIC ; la plupart des services l’acceptent, sinon choisissez « Le plus compatible » dans les réglages de l’appareil photo pour enregistrer en JPEG.
- Envoyez les originaux. Les messageries compressent souvent les photos. Un e-mail, un dossier partagé ou un lien de transfert de fichiers conserve toute la qualité.
- Nommez les fichiers d’après le produit (« bouquet-moyen.jpg »). Tout le monde gagne du temps.
Et gardez le rythme : quand un produit de saison arrive, photographiez-le sur la même table, dans la même lumière. Votre boutique aura l’air d’avoir été photographiée en une seule journée. Si vous êtes fleuriste, notre page dédiée aux fleuristes montre comment un onglet Boutique présente des bouquets en plusieurs tailles.
Envoyez-nous les photos, on s’occupe du reste. Quand nous mettons en place votre onglet Boutique, nous mettons en ligne vos produits, vos photos et vos prix pour vous, et des photos prises au téléphone suffisent pour commencer. Ni frais de mise en place ni abonnement : 2,5 % par commande, plafonnés à 49 € par mois. Voir comment ça marche, ou parcourez les boutiques de démonstration pour voir des photos produits dans une vraie mise en page.
